Avant même sa naissance, lors de sa conception, après ou lors de sa venue au monde, un signe visible accompagne sa première manifestation terrestre. Umm Salama, l’épouse du Prophète, conservait des cheveux dans une sorte de cloche (juljul) d’argent. 31Le Prophète est mort et enterré, et la présence de son corps fait de la terre (turbd) de sa tombe, de ses alentours et de Médine une terre-relique, comme le deviendra pour les chiites la terre de Kerbéla et, pour d’autres, celle de la tombe des saints44. 8 sur la physiognomonie d’origine inspirée ou sapientiale. B. Radtke, Leiden. vos sangs) et vos biens sont interdits / sacrés pour vous jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur, comme ce jour est sacré, comme ce mois est sacré… » ; Ibn Hishâm, 1955, II : 603. Ibn Shabba (m. 264/877), 1410 H, Târîkh al-Madîna al-munawwara, éd. Voir également le récit du Micrâj dans Ibn Hishâm, 1955 : 400. Une autre tradition généralise ce cas : « Les prophètes sont vivants dans leur tombeaux, en prière » (Subkî, 1371 H : 179-80). En ce qui concerne les hommes, c’est leur contact plus ou moins proche avec le sacré qui confère à leur personne, et à leur corps en particulier, une sacralité plus ou moins grande. La relation du corps au sacré est double : il en reçoit la marque et en reflète la présence. The body in Islam has a double relationship to the sacred : it is marked by the divine and reflects its presence. Le contenu de ce chapitre est repris dans Ibn cArabî, 1329 H, II : 235-241, chap. De l’Iran mazdéen à l’Iran shi’ite, Buchet/Chastel, Paris, 419 p. Guenon R., 1927, Le Roi du monde, Charles Bosse, Paris, 136 p. Hamidullah M., 1960, « Une ambassade du calife Abû Bakr auprès de l’empereur Héra-clius et le livre byzantin de la prédiction des destinées », Folia Orientalia, vol. II. Celle-ci tient soit à leur fonction, celle de prêtre par exemple, soit à leur proximité intérieure du divin, imperceptible comme telle mais identifiable à certains signes, corporels Catalogue of 552 journals. La structure cyclique de la sourate et l’insistance sur la composition et recomposition du corps, peuvent être mises en relation avec l’ordonnance progressive du Coran à laquelle le Prophète doit se conformer jusque dans les mouvements de son corps. Un plan visant la destruction de la tombe du Prophète Mahomet située dans la Grange Mosquée de Médine ( Arabie Saoudite ), le deuxième lieu saint de l’islam , et le déplacement du corps vers un cimetière voisin est envisagé par les autorités wahabites du régime, a révélé lundi 1er septembre le journal britannique The Independent. They kiss it and even absorb its excretions in order to be saved in the afterlife. 21 Selon le témoignage de cÂ’isha : cf. Mohammed, le dernier des prophètes, est né en 570 dans le désert aride d’Arabie, environ six cent ans après Jésus (Paix sur lui) dans la ville de la Mecque, située dans une profonde vallée entourée par un rideau de montagnes dentelées, brunes et noires. 47 Ibn Ḥanbal, s. d., II : 527 et Abû Dâwûd, s. d., manâsik 96, II : 218, n° 2041. De l’évocation de l’au-delà la sourate revient à celle de l’homme agonisant et à la posture de son corps alors que l’âme est emmenée vers le Seigneur. Samîḥ Ê¿Abbâs, Beyrouth-Le Caire. 'Abdallâh, on pouvait le suivre à Médine au parfum qu’il laissait sur son passage. Plusieurs Compagnons s’efforçaient de recueillir tout ce qui pouvait émaner du corps du Prophète pour l’assimiler et le mêler ainsi à leur propre sang et leur propre chair. On se contentera de citer ici le hadith : « De votre monde, m’ont été rendus aimables les parfums et les femmes, et la “fraîcheur de mon œil” m’a été donnée dans la prière »22. Un jour il met ainsi en garde ses compagnons : « … Je suis votre imam ; ne me précédez pas dans l’inclinaison ni dans la prosternation et ne relevez pas la tête avant moi car je vois devant moi et derrière moi. Elle ramène en réalité l’homme vers sa création première, si souvent rappelée dans le Coran. Cette description souligne la ressemblance et la différence entre le Christ et son antithèse. Ibn al-Jawzî (597/1200), 1976, Al-Wafâ’ bi-ahwâl al-Mustafâ, éd. Voir d’autres versions chez Ibn Shabba (m. 264/877), 1410 H. : 602-616 ; Suyûṭî, 1967, I : 178-190 ; Muttaqî al-Burhânpûrî, 1971, VII : 161-177 (d’après le Janf al-jawâm'f de Suyûṭî) et également les développements de Qasá¹­allânî, 1326/1907, I : 248-287 (cet auteur inclut dans l’énumération des qualités physiques un passage sur la pureté et l’éloquence de la langue du Prophète, en jouant sur le sens physique et linguistique). Pour éprouver Salomon et lui rappeler la totale dépendance de sa royauté, Dieu installe sur son trône un démon qui règne à sa place quarante jours, selon l’une des interprétations de ce verset : « Nous projetâmes sur son trône un corps puis il revint à résipiscence » (XXXVIII : 34). Le sang revient alors au visage de sa fille qui affirme ne plus avoir connu la faim par la suite (Bayhaqî, 1985, VI : 108)25. Il aperçoit derrière lui un homme crépu, borgne de l’œil droit et tournant lui aussi autour de la KaÊ¿ba, avançant les mains posées sur les épaules d’un homme (donc derrière lui). Il reçut la Révélation à l’âge de quarante ans et continua à la recevoir dix ans à La Mecque et dix ans à Médine. 27 Coran, XVII : 82 : « Et Nous faisons descendre du Coran ce qui contient une guérison et une miséricorde pour les croyants ». 41 Kândihlawî, 1968, II : 581-2, d’après Bayhaqî et Abû Nucaym (Ḥilyat al-awliyâ’, I: 330). Le document recommande aussi de retirer le Dôme vert, qui surplombe la tombe et les chambres qui l’entourent. Le rappel des alliances successives avec les Fils d’Israël dans la sourate al-AÊ¿râf se termine par l’évocation d’un pacte primordial : « Et lorsque ton Seigneur prit des fils d’Adam, de leurs reins, leur postérité et leur fit rendre témoignage envers eux-mêmes : — Ne suis-je pas votre Seigneur ? Cet épisode est à rapprocher de la parole adressée à Dieu par la mère de Marie à la naissance de sa fille : « Je l’ai appelée Maryam et je la protège par Toi, ainsi que sa postérité, contre Satan le lapidé » (Coran, III : 36). Mais c’est cette année là que Dieu envoya l’ange Gabriel, pour l’élévation suprême du corps et de l’esprit, le voyage nocturne : Al Isra wal Mi’raj. L’image de l’étoile et des balzanes suggère que le corps dans le voyage de ce monde à l’autre est avant tout la monture de l’âme. Quand Ê¿Uthmân demande à son tour à être introduit, le Prophète se rassoit, se couvre et le reçoit. Sur la notion de “noyau d’immortalité”, voir Guénon, 1927 : 87-91. Beyrouth s.d. Le corps du Prophète, selon le document, pourrait être déplacé dans le cimetière voisin d’al-Baqi, et placé dans une tombe anonyme, pour éviter tout recueillement. Voir aussi p. 583, le cas de Safîna, jeune affranchi du Prophète qui boit le sang que le Prophète lui avait envoyé jeter. Celui qui le décrit ainsi ajoutait : je n’ai jamais vu, ni avant lui ni après, quelqu’un comme lui – que Dieu fasse descendre sur lui la grâce et la paix » (Ibn Hishâm, 1955, I: 401-402)29. 15Il enseigne ainsi à sa communauté à découvrir son pouvoir virtuel de guérison ainsi que la vertu curative de la terre sacrée de Médine. Dans l’une de ses invocations, le Prophète demande à Dieu une illumination totale, intérieure et posthume, des organes de la perception mais aussi de toutes les parties du corps, soulignant ainsi son rôle comme réceptacle ou temple de lumière se prolongeant dans l’au-delà : « … Ô mon Dieu, mets-moi une lumière dans mon cœur et une lumière dans ma tombe, une lumière devant moi et une lumière derrière moi, une lumière à ma droite et une lumière à ma gauche, une lumière au-dessus de moi et une lumière au-dessous de moi, une lumière dans mon ouïe et une lumière dans ma vue, une lumière dans mes cheveux, une lumière dans ma peau, une lumière dans ma chair, une lumière dans mon sang et une lumière dans mes os… » (Tirmidhî, s.d., IV : 235). — (m. 974/1567), 2002, Al-Durr al-manḍûd fi l-á¹£alât wa l-salâm Ê¿alâ ṣâḥib al-maqâm al-maḥûd, éd. Ces pratiques qui nous étonnent et ont étonné aussi les contemporains, procèdent de la croyance en une continuité entre le corps terrestre et le corps de résurrection. « Aucun parfum n’est comparable à une terre qui contient ses ossements. ), 1959, Manâqib d’Abû Isḥâq al-Jabaniyâni et Manâqib de Muḥriz b. Khalaf, PUF, Paris. - le sacrum (Ê¿ajm ou Ê¿ajam al-ƒanab) »48. Les Mérites de 'Abdul-Muttalib 156. Qu’est-ce qu’elle est pénible cette terre …!! En particulier, p. 164-168, les différentes parties du corps sont mises en relation avec les caractères qu’elles révèlent. Il a empêché le versement du sang des innocents, et en même temps, il a ouvert au monde la voie du progrès et de la prospérité. Selon son frère de lait avec lequel il paît les moutons, deux hommes vêtus de blanc s’emparent de lui, lui ouvrent le cœur, en extraient un caillot de sang noir et le lavent ainsi que ses entrailles avec de la neige. Il arrive aussi que le corps devienne le lieu même de la théophanie. 12La vue du Prophète n’est donc limitée ni par l’espace ni par la frontière qui sépare ce monde de l’autre ; son corps n’est plus l’obstacle qu’il est pour l’humanité ordinaire mais suit au contraire sa perception prophétique. Voir également Muslim, 1329 H, faḍâ’il : 80-85, VII : 80-82 et Ibn Ḥajar al-Haytamî, 2002, VIII : 282-283. Elle crut dans les paroles de son Seigneur et ses livres, et fut de ceux qui se consacrent à Dieu » (. Ses yeux étaient très noirs et ses cils longs. Ibn Qayyim al-Jawziyya (m.751/1350), 1968, Jalâ’ al-afhâm fîsalâtÊ¿ alâ khayr al-anâm, éd. Ils lui répondent qu’ils recherchent sa baraka. Recueil du Dîwân, Hymnes et prières, Sentences prophétiques et philosophiques, Paris, Cerf, coll. 4 Parmi cinq privilèges donnés au Prophète, Bukhârî, 2001, tayammum 1 n° 335. Malheur aux hommes de ta part et malheur à toi de la part des hommes. ». Ils en jetaient un peu dans la mer pour calmer les tempêtes. Dieu dit : Al-Hassan et al-Hussain (p) 142. Qui le voyait pour la première fois ressentait pour lui une crainte respectueuse ; qui le fréquentait, l’aimait. Quand il se réveille, il lui demande ce qu’elle fait et elle lui répond : « C’est ta sueur, nous la mettons dans notre parfum car c’est le meilleur des parfums » (Muslim, 1329 H, faḍâïl 83, VII : 81). Ḥilyat al-awliyâ’, Le Caire, 10 t. Bayhaqî (m. 458/1066), 1985, Dalâ’il al-nubuwwa, éd. Le statut du corps prophétique mort, mais toujours vivant, comme celui des martyrs, anticipe pour l’ensemble des croyants le corps transposé, illuminé dans l’au-delà. Le Prophète raconte être passé la nuit du Voyage nocturne près de Moïse « alors qu’il était debout en prière dans sa tombe » (wa huwa qâ’im yuá¹£allî fî qabri-hî)45. 5La langue arabe connaît trois termes différents pour désigner le corps, reflétant ainsi la complexité de la relation avec le corps et l’esprit. 52 Bukharî, 2001, wuḍû’ 3, n° 136. Elles sont conseillées aux malades en convalescence après des opérations. Les cinq prières quotidiennes, résultat de l’Ascension céleste, consacrent le rôle du corps dans l’accomplissement des rites. Quand il marchait, il hâtait le pas, comme s’il descendait une côte. Ceux qui ont transmis et recueilli ces informations avaient donc conscience que la relation nécessaire entre le cœur de cet homme en contact avec le monde divin et angélique, et son corps, rendait ce dernier sacré. Le magazine satirique français Charlie Hebdo a réédité les caricatures du prophète Mahomet qui ont fait de lui la cible d'un attentat terroriste meurtrier en 2015. La parole de Dieu l’habite, le transforme, jusque dans son enveloppe la plus extérieure dont le toucher inonde le croyant de sa lumière salvatrice. Iyâḍ-al-Qâḍî (m. 544/1149), s. d., Al-Shifâ’ bi-taÊ¿rîf ḥuqûq al-Muṣṭafâ, reprod. Patrimoines – Islam, 2005, 422 p. Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. A Ibn Mas'ûd 176 Dans l’autre monde, les corps des hommes ne sont plus des voiles mais des révélateurs de leur condition ; pour le Prophète, seule compte sa fonction de témoin et d’intercesseur53. 49 Corbin, 1960. Ses membres et sa carrure étaient forts. » S’il se réveille entre temps et év Celui qui le décrit ainsi ajoutait : je n’ai jamais vu, ni avant lui ni après, quelqu’un comme lui – que Dieu fasse descendre sur lui la grâce et la paix » (Ibn Hishâm, 1955, I: 401-402), « J’ai rencontré Moïse – et il le décrivit. La reprise de ce modèle dans la littérature hagiographique ou dans les règles de convenance (âdâb) qui régissent les relations entre le maître et le disciple pourrait faire l’objet d’une autre étude. 10La relation du Prophète avec ses épouses, modèle pour les croyants et les croyantes, illustre un autre modèle de participation du corps au sacré, valorisant l’union conjugale et les soins du corps. Dieu !! La tradition, reprenant la Genèse, selon laquelle Adam a été créé à l’image ou selon la forme de Dieu (Bukhârî, 2001 : isti’dhân 1, n° 6228) pose la question des rapports subtils et mystérieux entre le corps et l’âme ou l’esprit. Aux sources de l’ésoté-risme en Islam, Verdier, Lagrasse, 378 p. Andrae T., 1918, Die Person Mohammeds in Lehre und Glauben seiner Gemeinde, Stockholm. Rappelons simplement que la lumière primordiale du Prophète ayant pris corps lors de sa naissance terrestre, explique qu’il soit le premier à ressusciter : « Je suis le seigneur des fils d’Adam le Jour de la Résurrection, soit dit sans fierté (wa lâ fakhr) ; je suis le premier pour qui la terre se fendra le Jour de la Résurrection, soit dit sans fierté ; je serai le premier intercesseur le Jour de la Résurrection, soit dit sans fierté »50. ‘Alî le décrit dans des termes semblables à la tradition citée ci-dessus et le rabbin lui demande : — et quoi encore ? Cependant la représentation du Prophète dans sa tombe n’est pas celle d’un corps mort. Selon la tradition exégétique, seuls Marie et Jésus ont été protégés de la touche de Satan qui fait pleurer les enfants à leur naissance (Ṭabarî, 1971, VI : 336-43). D'origine arabe, Mohamed est certainement le prénom le plus illustre et le plus significatif pour les musulmans. Kândihlawî Yûsuf, 1968, Ḥayât al-á¹£aḥâba, Beyrouth, 4 vol.Â, Muslim (m. 261/875), 1329 H, á¹¢aḥîḥ, Istanbul, 8 t., 4 vol.Â, Muttaqî al-Burhânpûrî ‘Alî (m. 975/1567), 1971, Kanz al-Ê¿ummàl fî sunan al-aqwàl wa l-afâl, Alep, 16 vol.Â, Nasâ’î (m. 303/915), 1930, Sunan, éd. Il s’agit une nouvelle fois de préparer le corps à un événement certes spirituel mais engageant la totalité de l’être. De même tout homme est sacré pour son prochain, comme le Prophète le rappelle solennellement lors du pèlerinage de l’Adieu, résumant ainsi les principaux commandements de la Loi5. Puis arriva Abir Moussi qui fit changer la peur de camp. Le Prophète mort, il n’était plus question de toucher à quoi que ce soit de son corps. Abû NuÊ¿aym Al-Iá¹£fahânî (m. 430/1038), 1320 H, Dal’âil al-nubuwwa, Ḥaydarâbâd, reprod. 33A l’instar des martyrs, morts mais vivants, le corps des prophètes, témoins dans ce monde et dans l’autre pour les hommes, reste donc animé d’une vie, de la vie des esprits affranchis des limites de la vie corporelle ordinaire et susceptibles de se manifester d’une manière quasi-sensible aux êtres doués de sensibilité spirituelle. 2 Coran, II : 126 : « Lorsque Abraham dit : — Seigneur, fais de ce lieu une cité sûre… », et 14 : 35. Muṣṭafâ al-Saqqâ’ et alii, 2e éd., Le Caire, 4 t. Ibn Kathîr (m. 774/1373), 1986, Al-Bidâya wa l-nihâya, reprod. 8Parce qu’il porte dès l’enfance les signes corporels de son élection et qu’il grandit et se meut, plus que tout autre homme, sous le regard de Dieu, Muḥammad ne peut entretenir avec son propre corps la même relation qu’un homme ordinaire. 45 Muslim, 1329 H, faḍâ’il 164, VII : 102. Sa peau était blanche, teintée de rose. Fîrûzâbâdî (m. 817/1415), 1966, Al-á¹¢ilât wa l-bushar fî l-á¹£alât Ê¿alâ khayr al-bashar, Damas. Bukhârî (m.256/870), 2001, á¹¢aḥīḥ éd. Accorde-moi le talion (fa-aqid-nî) ! » Le Prophète, découvrant son ventre, lui dit : « — Prends ta vengeance ! » Sawâd prend alors le Prophète dans ses bras et lui embrasse le ventre. Le Prophète remplit cependant ici une fonction de rassembleur, comme de passeur dans d’autres lieux eschatologiques. Lisez le TOP 10 des citations de Mahomet pour mieux comprendre sa vie, ses actes et sa philosophie. Idris H. R. (éd. bilingue, Beyrouth, 8 vol. Il revient vers les siens en disant : « Ô Fils de Ê¿Abd Manâf, grâce à votre compagnon, vous pouvez rivaliser de magie avec les habitants de la terre. M. Shâkir, Le Caire 16 vol.Â, — M. Al-Dîn (m. 694/1295), 1971, al-Riyâḍ al-naḍira fî manâqib al-Ê¿ashara, Le Caire, 4 vol.Â, Tirmidhî (m. 279/892), s. d., Jâmi avec le commentaire de M. Ê¿Abd al-Raḥmân al-Mubârakpûrî (m. 1353 H.), éd. — Lequel, demanda-t-on ? 37 Cf. La Sunna au contraire livre de nombreux témoignages sur l’apparence physique de Muḥammad et sur les manifestations de respect dont était entouré son corps. Si l’on définit le sacré par ce qui porte la trace du divin par opposition au monde ordinaire ou profane, le sacré en islam prend avant tout sa source dans la Révélation, réalité transcendante descendue, selon le Coran, sur le cœur du Prophète1. Celle-ci portait sur l’unicité de Dieu et sur le jugement dernier et visait le luxe et les richesses des dirigeants Mecquois. « Il avait une taille moyenne et n’était ni grand ni petit. Selon la Sunna, la surface de la terre, donnée comme purification et lieu de prosternation au Prophète et à sa communauté4, est tout entière sacrée, hormis certains lieux pollués par l’usage humain ou animal et interdits à la prière. Ses membres et sa carrure étaient forts. Beyrouth, 2 vol.Â, Ṭabarî (m. 310/923), 1971, JâmiÊ¿ al-bayân Ê¿an tawîl al-qurân, éd. 40 À la fin de la vie du Prophète, lors du pèlerinage de l’Adieu, cette pratique semble bien établie. Si la sexualité en islam est profondément empreinte de sacré, le contact sexuel éloigne au moins rituellement de la présence de Dieu et des anges. Il fait du mariage sa Sunna, donc l’une des voies d’accès à Dieu, sacralisant ainsi tout ce qui relève de l’union des corps, dans les deux sens du ḥarâm. — Le paradis et l’enfer, répondit-il ». » [Coran 68 :4] De même, le Prophète a dit : "Mon Seigneur m'a éduqué et l'a (donc) fait de bonne manière". All a h lui accordé un très bel aspect, Il lui a donné une beauté qui se manifestait sur son visage honoré, une beauté qu'Il n'a accordée à aucune autre personne, aucun autre Prophète. Son père Abdullah Bnou 'Abd al-Muttalib faisait partie de Banou Hachim l'une des tribus de Quraych, il épousa Amina Bint Wahab et mourut jeune avant même qu'elle ne donne naissance au prophète. M. Fu’âd Ê¿Abd al-Bâqî, Le Caire, 2 vol. Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c’est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad : les cinq prières quotidiennes, le … Poutine et Xi Jinping appellent à un développement ferme et constant entre la Chine et Russie, Le Président Abdelmadjid Tebboune regagne Alger, Le ministre en compagnie d’imams à la gueule sinistre et lugubre, Puis arriva Abir Moussi qui fit changer …, Dieu !! Doué de facultés miraculeuses, son corps, décrit dans ses moindres détails, atteste sa perfection. Plus tard, jeune homme, il participe à la reconstruction de la Ka‘ba. Ces pièces attenantes sont particulièrement chéries par les chiites en raison de leur lien particulier avec Fatima, la plus jeune des filles de Mahomet et épouse du calife Ali. 12 Wensinck, 1992, à ces deux mots. Ibn SaÊ¿d (m. 230/845), s.d., Al-Ṭabaqât al-kubrâ , éd. Le lien entre l’aspect extérieur et la forme intérieure, entre le khalq et le khulq, se présente dans la Sunna comme une évidence, qu’il s’agisse du Prophète ou de n’importe quel être humain. Dans le cas de l’ange ou d’un esprit inférieur, cette forme corporelle se dissout lorsque l’esprit la quitte alors que l’homme mort laisse un corps sans vie.